Investir dans le vin : Bordeaux ou Bourgogne ?

Investir dans le vin demande une certaine connaissance du produit. Dans leur article du 4 juillet 2012, Le Cercle compare l’investissement dans les vins de Bordeaux à celui dans les vins de Bourgogne.

Bordeaux ou Bourgogne, lequel dans votre cave d’investissement Grands crus? Un sujet qui divise œnologues, professionnels, investisseurs, amateurs et amoureux du vin.

ne comparaison entre deux des plus prestigieuses et glorieuses régions viticoles du monde, un duel qui semble tourner à l’avantage de quelques Bourgognes ces deux dernières années, Explications.

Deux régions aux caractères bien trempés !

D’une part, le monde de l’entreprise, du marketing et du luxe. De l’autre, la Bourgogne et sa culture agricole traditionnelle. Les vins de Bordeaux sont classés par ordre de prix (classification 1855) alors que le classement des vins de Bourgogne s’effectue en fonction du terroir. Le Bordelais a toujours été une région prospère et cosmopolite, tandis que c’est un phénomène assez récent en Bourgogne ou le mode de vie des vignerons est plus que jamais empreint de culture paysanne.

Enfin, dans les Bordeaux, les cépages Cabernet Sauvignon et Merlot dominent alors que le fameux Pinot noir prévaut pour les Bourgognes. Un vin cérébral qui ne se livre pas d’entrée, subtil, face à un vin plus « Rabelaisien », plus sensuel (la bouteille de Bourgogne n’épouse t’elle pas la forme d’une femme !).

L’intellect et la puissance contre l’émotion : Bach contre Mozart

Une émotion et un plaisir rares, une recherche de l’authentique trouvé chez certains producteurs hors normes et leurs vins d’exceptions. C’est peut être cette explication qui résume le mieux les dernières tendances et records des ventes aux enchères -voir le TOP 10 des plus belles ventes aux enchères- observés sur le plus prestigieux représentant de la Bourgogne, aussi connu comme le vin le plus cher du monde, Domaine de la Romanee Conti, ainsi que du plus célèbre producteur de la région, H. Jayer.

Si le Domaine de la Romanée Conti tient la vedette, celui d’Henry Jayer semble exercer un pouvoir particulier de fascination auprès des puristes et collectionneurs. Producteur de Vosne Romanee Cros Parantoux, ce « dieu des Bourguignons » (décédé en 2002) prit sa retraite en 1989, laissant derrière lui une œuvre que s’arrachent les nostalgiques ; 3500 bouteilles par millésimes.

Ce producteur, maître de sa profession a été un précurseur dans l’art de combiner les techniques modernes avec les pratiques traditionnelles. Et peu importe le millésime, ses vins se sont toujours distingués de ceux de ses voisins, prouvant encore une foi à chacun que le vin est une histoire d’homme et de passion.

Selon John Kapon, le président d’Acker Merral & Condit (salle des ventes et marchand de vin new-new-yorkais) «pas de doute, le Bourgogne éveille l’intérêt de beaucoup plus de clients aujourd’hui qu’il y a dix ans».

Une tendance qui se confirme dans les échanges

La marque DRC’s Grand Cru a progressé de 7% in 2012. En revanche, la  Romanée Conti peine a seulement +2.6% après plus de 42% de hausse en 2011. La Tâche et DRC Richebourg progressent de 10% depuis janvier. Quand à Rousseau Chambertin et Chambertin Clos de Beze, ils combinent 23% sur les 12 derniers mois et 5% sur la période (source IG Wines).

 Source: IG wine

 -> DRC : un producteur à part… 7 à 15 000 euros la bouteille.

Sa production en Cote d’Or ne s’élève qu’à 400 caisses par an, contre 3 000 pour un Petrus, 20 000 pour un Lafite. Impossible à se procurer en primeur, il ne ressort que très rarement sur le marché secondaire. En effet, souvent dans les mains de vrais amateurs, cela constitue une offre très limité sur le segment du luxe, au grand désarroi des quelques fonds où « pseudo » fonds qui semblent fleurir ces derniers temps.

 

Retrouvez l’intégralité sur le site web Le Cercle.

Source : Le Cercle

 

 

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gregoire juillet 13, 2012 NEWS